La Boucle du Delta de la Sauer : immersion au fil de l’eau
Sans conteste, la boucle la plus réputée au départ de Munchhausen demeure celle du Delta de la Sauer. Grâce à ses 13 km de chemins variés, elle séduit marcheurs curieux, familles, ornithologues et amoureux de nature intacte. L’itinéraire, balisé disque bleu par le Club Vosgien, débute à la sortie sud du village, à proximité du parking de la salle polyvalente.
Points clés du parcours
- Distance : 13 km (environ 3h30 à 4h de marche, modérée)
- Départ/Arrivée : Salle polyvalente de Munchhausen
- Balisez : Disque bleu (Club Vosgien, carte rando n°14/17 Seltz-Port-de-Rhin)
- Faibles dénivelés : Chemins plats, accessibles à tous types de marcheurs
- Périodes idéales : Avril à juin (floraisons, migration des oiseaux), septembre-octobre (brumes et teintes d’automne)
Entre prairies, forêts et bras du Rhin
Le premier tronçon longe la Sauer, rivière dont les crues régulières ont façonné un paysage singulier : roselières, saules têtards, peupleraies sauvages. On croise ici parfois, à l’aube, le ballet des cigognes venues pêcher, ou l’envol peu farouche d’un héron cendré.
Vers le sud, le sentier s’enfonce sous la voûte des aulnes, atteint le petit pont de Pierre-Bénite puis bifurque vers les anciens bancs de galets du Rhin, vestiges des dernières divagations du fleuve avant la canalisation au XIXe siècle. À cet endroit précis, un habitant évoquait récemment “la mémoire des îles qui apparaissaient ou disparaissaient au gré des crues, et où les enfants venaient jouer aux pirates jusque dans les années 1950”.
- À ne pas manquer : Plateforme ornithologique de l’Île de Rhinau : jumelles conseillées pour observer balbuzards, sterne pierregarin ou grande aigrette. (Source : Réseau Espaces Naturels Grand Est)
- La prairie du Neuhof : Riche en orchidées sauvages au printemps (notamment l’orchis bouc, espèce protégée).
- L’Abri de l’Écluse : Relais pour abriter un pique-nique, souvent fréquenté par les passionnés d’insectes et libellules des étangs alentours.
Anecdote : lorsque le fleuve raconte...
La boucle traverse également une série de bornes en grès, marques indélébiles de l’ancienne frontière franco-bavaroise du XIXe siècle. Une vieille légende locale raconte qu’à la période d’hiver, juste après le gel, l’une d’elles serait toujours légèrement déplacée, “comme poussée d’un centimètre par le fleuve lui-même, pour rappeler aux hommes que rien n’est jamais tout à fait figé sur ce territoire”.