Mundat : friches frontalières et histoires d’espionnage
Au nord de Wissembourg, la forêt du Mundat s’étend sur près de 2 600 ha, enserrant la frontière sur des kilomètres de bois profonds. Si aujourd’hui, elle respire la quiétude, elle fut longtemps terre de tutti quanti : frontière mouvante, repaire de contrebandiers, cache des résistants lors des conflits, et surtout sujet de tractations lors du retour de l’Alsace à la France. Un « no man’s land » qui a forgé des anecdotes aussi rocambolesques qu’inédites (voir La Semaine - Forêt du Mundat).
- Forêt d’histoires: Un panneau au nord de Climbach rappelle les « passeurs » qui, de nuit, guidaient les fugitifs à travers la forêt jusqu’à la Lauter pour échapper à l’occupant, ou au contraire pour mener des trafics illicites.
- Les bunkers oubliés: Le promeneur attentif découvrira, sous un tapis de fougères ou dans une lande, un abri bétonné, vestige de la ligne Maginot.
- Mares et chaos de grès : Étranges dépressions remplies d’eau, tapies de mousse et d’ombres, confèrent à certaines portions un caractère surnaturel.
Localement, il n’est pas rare de croiser le représentant d’une association de sauvegarde du patrimoine partageant une anecdote. Ainsi, Jean-Louis, garde forestier retraité, confie : « La nuit, on entend encore le froissement de bottes et parfois, on devine des pas dans la brume. Mais ce ne sont plus les Douaniers, ce sont les sangliers mais... qui sait ? »