Les principales nécropoles militaires du territoire
Une balade dans le Pays de Seltz-Lauterbourg, c’est la promesse d’une plongée dans le passé grâce à plusieurs sites chargés de mémoire. Voici les principaux à connaître et à visiter.
Cimetière militaire français de Seltz
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Lieu : Route de Lauterbourg, à la sortie du village.
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Date de création : 1918, suite aux combats autour de la ligne de la Lauter.
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Caractéristiques : Ce cimetière regroupe plus de 400 soldats français tombés au cours de la Première Guerre mondiale. Dans sa partie centrale, un carré est réservé aux soldats inconnus, dont les sépultures anonymes rappellent l’ampleur et la brutalité des luttes dans le secteur. Les alignements dalles blanches sont aujourd’hui enveloppés de roses, plantées par des associations d’anciens combattants locales, témoignant de l’attachement de la commune à ces lieux (source : Ville de Seltz, monument aux morts).
Une petite chapelle récemment restaurée accueille les visiteurs et abrite des plaques à la mémoire de soldats locaux, morts dans d’autres départements ou sur d’autres fronts.
Cimetière allemand de Neulauterbourg (Allemagne)
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Lieu : Juste de l’autre côté de la frontière, accessible à pied depuis Lauterbourg (ville).
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Date de création : 1920, pour regrouper les tombes disséminées des environs.
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Caractéristiques : Ici reposent 243 soldats allemands, tombés en 1914-1918, dont de nombreux jeunes issus du Palatinat et du Bade voisins, mobilisés dans les premières heures de la guerre. Quelques stèles datent de la Seconde Guerre mondiale, mais la grande majorité est liée à la Première. Les croix en pierre sombres, couleurs typiques de la Volksbund (service allemand des sépultures militaires), tranchent avec la lumière du paysage rhénan.
Un panneau explicatif (bilingue) détaille la création du cimetière, notamment le fait qu’il fut longtemps laissé à l’abandon après 1945, avant la réconciliation et les efforts communs de nettoyage des années 1980.
Cimetière militaire franco-allemand de Mothern
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Lieu : En lisière ouest du village, près du chemin de la forêt domaniale.
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Date de création : 1871, agrandi en 1918, 1945.
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Caractéristiques : C’est l’un des seuls cimetières où, côte à côte, reposent soldats français et allemands tombés principalement durant la guerre de 1870. On y recense 98 tombes françaises, 60 allemandes. Fait rare : des sépultures de civils, victimes des combats de la frontière, sont également présentes, dont plusieurs enfants — invisible ailleurs mais ici, la guerre a transpercé le village jusqu’à ses habitations (source : archives communales de Mothern).
L’association Mémoire Partagée, créée par des habitants de Mothern, organise chaque année une visite guidée et une veillée du souvenir. Témoignage : « Ma grand-mère se rendait chaque Toussaint aussi sur la tombe de deux soldats allemands. Il n’y avait pas, ici, de frontières dans le deuil », confie Simone, mémoire vivante du village.
Les sépultures dispersées : mémoriaux oubliés et tombes isolées
Au-delà des grands sites, la région cache une kyrielle de tombes isolées — parfois une croix de bois dans les fourrés, parfois une dalle au pied d’un arbre — souvent restaurées par des associations locales ou des initiatives individuelles.
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Aux alentours de Salmbach : Tombe de trois artilleurs français, morts lors d’une reconnaissance en juillet 1914. Le site n’est accessible qu’à pied, à travers la forêt ; sur leur stèle, des balles sont encore incrustées, témoignage poignant du choc initial de la Grande Guerre dans la région.
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Le carré militaire du cimetière de Lauterbourg : Un petit carré abrite plusieurs tombes de soldats morts entre 1870 et 1945. Ce lieu, mélangeant stèles allemandes et françaises, a failli disparaître lors de la réorganisation urbaine de la ville en 1970, mais fut sauvé grâce à la mobilisation d’une classe du collège local — anecdote racontée encore aujourd’hui par l’ancien professeur d’histoire, M. Weissenberger.